La question des indicateurs de croissance et leur utilisation pour mesurer autre chose que la production est ancienne. Nombreuses idées ont été lancées depuis des années pour que l’on puisse mieux mesurer le niveau réel d’un pays, autrement que par les richesses produites et mesurées dans le PIB.
Le rapport de la commission présidée par l’ancien prix Nobel de l’économie, Joseph Stiglitz, a été remis la semaine dernière au Président de la République. Celui-ci avait souhaité que les experts nommés proposent des idées d’indicateurs permettant de mieux mesurer ce que par ailleurs on appelle le développement. Comptabiliser la production domestique, mieux valoriser les transferts de l’Etat en nature (éducation, santé etc qui procurent plus de bien-être que de richesse matérielle mesurée par leur coût de production) ou ne pas comptabiliser comme création de richesse ce qui relève des nuisances de la croissance (ex: les embouteillages matinaux des grandes villes ou la pollution permettent de faire croître le PIB !). «Aujourd’hui, lit-on en préambule du rapport, l’accent est mis sur le calcul du PIB, alors que l’analyse du produit national net – qui prend en compte la dépréciation des moyens de production – ou le revenu net des ménages peuvent être plus pertinents ». Bref, «le PIB n’est pas faux en soi, mais peut être faussement utilisé», peut-on lire dans Le Figaro.
Une réflexion sur le développement durable y est aussi réalisée; la commission Stiglitz conclut que celui n’est pas autre chose que la capacité à laisser plus aux générations futures qu’aux générations présentes.
Pour ceux qui souhaiteraient une consultation in extenso vous pourrez le faire ici: rapport Stiglitz
Je vous recommande de le télécharger pour avoir la possibilité de le consulter calmement et de le conserver.